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Cette année l'association SANS-TITRE poursuit l'édition de STAC (Sans Titre Avec Contenu), une
revue visant à promouvoir les travaux des étudiants de l'ESA.
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Cette année l'association SANS-TITRE poursuit l'édition de STAC (Sans Titre Avec Contenu), une
revue visant à promouvoir les travaux des étudiants de l'ESA.
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L’association SANS-TITRE a pour but de promouvoir le travail des étudiants de l’École Supérieure d’Art de Tourcoing (ESA-Tourcoing, anciennement ERSEP).
Les actions principales de l’association s’articulent autour de la création d’une revue présentant textes, projets et travaux personnels. Elle organise aussi des workshops et des expositions. En partenariat avec l’équipe pédagogique de l’ESA ou d’autres organismes et institutions, SANS-TITRE s’occupe aussi de l’accompagnement et du financement de certains projets issus d’initiatives individuelles ou collectives.
L’association a pour ambition d’apporter une forme d’autonomie et de professionnalisation des étudiants tant dans l’accompagnement de leurs projets, que dans leur diffusion. Elle permet de leur offrir des expériences concrètes dans le monde de l’art. Adhérer à SANS-TITRE, c’est déjà faire un premier pas dans la réalité à laquelle seront confrontés les jeunes artistes à la sortie de l’école. Nous sommes persuadés que la création personnelle ne peut tirer qu’un profit maximum des rencontres, des discussions, de l’émulation de groupe. Il ne s’agit pas d’intervenir dans la réalisation formelle de leur projet mais dans la communication, la recherche de financements et autres démarches administratives car ces sujets sont rarement évoqués durant leur cursus. En fin de compte, l’association permet de créer un cadre de travail collaboratif en y associant le plus grand nombre.
CARTE BLANCHE A L'ASSOCIATION SANS-TITRE
JOURNEES DU PATRIMOINE 2011
ROUBAIX-TOURCOING
La ville de Toucoing nous a contacté en mars 2011 afin de mettre en place un parcours d’expositions de jeunes artistes, encore étudiants ou jeunes diplômés de l’École Supérieure d’Art de Tourcoing, dans divers lieux patrimoniaux du secteur Roubaix-Tourcoing.
Pour ce projet, notre volonté a été de créer, à travers les réflexions plastiques et théoriques de chaque participant, un dialogue entre les oeuvres présentées et les lieux que nous souhaitions investir. Pour cela, nous avons demandé aux jeunes artistes intéressés de penser un projet in situ afin de rejoindre l’axe régionnal relatif à ces Journées du Patrimoine 2011 : « Habiter la ville ».
Il nous a également semblé important de concevoir cette manifestation comme un ensemble cohérent, pensé en collaboration avec les artistes et les différents acteurs du projet (municipaux, associatifs...) afin d’élargir la mise en regard des oeuvres, des lieux, en imaginant un dispositif d’exposition multipolaire fonctionnant en réseau et créant des échos tant formels que réflexifs.
Nous avons choisi de nommer cette carte blanche «Spreading out - déploiements in situ » car ce terme anglais contient à lui seul deux idées primordiales pour ce projet : le déploiement physique, lié à l’investissement de plusieurs lieux, mais aussi le déploiement synonyme d’envol et d’envergure, car cette exposition est la première de cette ampleur pour SANS-TITRE.
Un catalogue de l’exposition, regroupant l’intégralité des interventions, sera édité d’ici fin 2011.
Nous sommes persuadés que la création personnelle ne peut tirer qu’un profit maximum des rencontres, des discussions, de l’émulation de groupe, nous avons choisi d’inscrire le projet d’édition STAC dans une dynamique d’événements, tant dans sa conception, sa réalisation que dans sa diffusion.
Nous faisons un appel (libre) aux jeunes créateurs pour prendre parti, investir, réfléchir un document ou une page selon les préoccupations, la sensibilité de chacun, pourvu que celle-ci soit reproductible. Ces propositions peuvent également prendre la forme de créations collectives. Il y a, par exemple, eu cette année l'initiative de Julien Boucq, étudiant en 4ème année à l’ERSEP, qui a organisé une journée spécifique de Sans-Titre, durant laquelle les adhérents étaient invités à réaliser des collages collectifs, qui constituaient les premières pages de STAC.
Vues de la première
journée spécifique de Sans-titre, réalisation des premières pages du projet
d’édition STAC, novembre 2010
Toutes ces pages une fois réalisées sont présentées de manière autonome (non reliées), en piles (stack en anglais, heureuse coïncidence !) lors de « STAC OPTIONS » (évènements de type vernissages, principaux moment de diffusion de l’édition) qui se déroulent au cours de l’année dans différents lieux. Dans un premier temps, l’acquéreur de la revue a en sa possession la couverture vide, sans contenu, et peut alors composer son volume à sa guise, en y intégrant un ou plus numéro (groupes de pages). Durant ces temps forts, toujours dans cette optique de découverte et d’échange, de jeunes artistes sont invités à exposer leurs travaux, à proposer des performances et des projections vidéo.
En janvier 2011, Sans-Titre a coordonné un workshop de cinq jours durant lequel elle a invité les étudiants de l’École Supérieure d’Art de Tourcoing à travailler dans les anciens locaux du Lycée Le Corbusier qui la jouxte. Cet atelier sur la notion de friche intervient dans la continuité de l’exposition Maisons à voir mise en place par l’école en juin 2010 et qui s’était déroulée dans les maisons vides de la zone de l’Union.
Le collectif d’artistes anglo-germanique HeHe (hehe.org.free.fr), composé d’Helen Evans et Heiko Hansen, a accompagné l’évolution des projets plastiques, en proposant, comme déclencheur à la recherche, les mots de l’architecte Le Corbusier : «The House as a Machine». De cette vision de la maison comme machine, des partis pris plastiques, pratiques ou utopiques ont émergé. Les recherches ont amené les participants à pousser l’ « expertise » dressée en début de semaine sur l’ancien site du Lycée, à opérer un investissement personnel, une réappropriation de l’espace. Les photographies, les vidéos, les dessins, les sons captés lors des premières visites ont permis de construire peu à peu des lectures originales et critiques de ce lieu chargé d’histoires et depuis peu désaffecté.
L’exposition Expertise au CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) de Lille est une restitution des projets menés durant ce workshop. Un va-et-vient entre la maison, l’école (celle des « beaux-arts » ou l’ancien lycée technique), la machine, l’énergie, la récupération de matériaux, l’appropriation et la réactivation d’un lieu laissé vacant.